Serena investit dans l’avenir : nouveau fonds dédié à l’IA et aux technologies pour la transition énergétique. Annoncé comme l’un des véhicules financiers les plus ambitieux de 2025, ce fonds de 200 millions d’euros s’attaque à deux défis brûlants : l’intelligence artificielle de pointe et la décarbonation. Derrière cette stratégie, on retrouve Serena Capital, déjà réputée pour ses paris gagnants sur le Big Data. Le cabinet compte accélérer l’émergence de licornes européennes tout en soutenant un écosystème de partenaires industriels (EDF, Engie, Schneider Electric, TotalEnergies ou encore Enedis). Des centaines d’entrepreneurs y voient une rampe de lancement, tandis que les investisseurs institutionnels guettent le moindre signal de croissance verte.
Les lignes qui suivent plongent dans l’envers du décor : comment le fonds est structuré, pourquoi il arrive au bon moment et quelles opportunités se dessinent pour les startups, les grands groupes et le grand public. Bonne lecture !
Sommaire
- 1. Origine et ambitions du fonds Serena Capital orienté IA et transition énergétique
- 2. L’onde de choc des initiatives européennes et mondiales en 2025
- 3. Le rôle charnière des acteurs de l’énergie et de l’industrie
- 4. Zoom sur les startups ciblées et leurs cas d’usage
- 5. Tendances d’investissement, risques et pistes de veille
Origine et ambitions du fonds Serena Capital orienté IA et transition énergétique
Au printemps 2025, Serena Capital annonce la création d’un nouveau fonds baptisé « Serena Energy & AI Ventures ». Le ticket global s’élève à 200 millions d’euros, soit le double du précédent véhicule Serena Data Ventures II consacré au Big Data, révélé en 2023 ici. L’équipe dirigeante, emmenée par Sébastien Le Roy, Olivier Martret et Paul Moriou, mise sur trois tendances croisées : l’hyper-automatisation, la sobriété énergétique et la réindustrialisation verte.
Pour évaluer la pertinence d’un tel fonds, un détour par le marché s’impose. Selon la plateforme PromptFlow, les actifs sous gestion dédiés à l’IA en Europe ont franchi la barre symbolique de 35 milliards d’euros. Les levées orientées transition énergétique, elles, dépassent 50 milliards. L’intersection de ces deux courants représente donc une manne financière colossale… mais aussi un territoire encore peu balisé. Serena Capital y voit une opportunité décisive : « aligner création de valeur et impact carbone », selon les mots répétés lors du lancement.
Pourquoi un véhicule mixte IA/énergie ?
Plusieurs facteurs expliquent cette démarche :
- 🚀 Synergie technologique : les algorithmes de prédiction optimisent déjà les réseaux électriques d’EDF ou d’Enedis.
- 🌍 Pression réglementaire : le Green Deal européen pousse les industriels à réduire leurs émissions sous peine de lourdes pénalités.
- 💸 Appétit des investisseurs : la rentabilité des fonds « pure player » IA ralentit, tandis que la tech climat attire des flux records. Voir l’analyse de Binance ici.
- 🔋 Volatilité énergétique : en 2024, la flambée des prix du gaz a montré la nécessité de modèles prédictifs robustes pour Engie ou TotalEnergies.
Tableau : structure financière du fonds
| 🔑 Dimension | Montant ou ratio | Exemple concret |
|---|---|---|
| Capital engagé | 200 M€ | Investisseurs institutionnels et corporates |
| Ticket moyen | 2-10 M€ | Série A de Deepki |
| Durée de vie | 8 ans | Exit envisagé via IPO ou rachat |
| Part R&D | 15 % | Chaire commune avec l’INRIA |
| Accompagnement | Business Design + Impact | Coaching assurée par Schneider Electric |
Insight final : le véhicule se positionne comme un pont entre la finance classique et la deep-tech verte, un créneau encore sous-exploité qui attire déjà l’œil des régulateurs.

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L’onde de choc des initiatives européennes et mondiales en 2025
La Commission européenne n’est pas restée passive. En février 2025, Ursula von der Leyen a officialisé « InvestAI », un programme mobilisant 200 milliards d’euros d’ici à 2027 ici. Cette enveloppe se concentre sur la souveraineté numérique, les data centers à énergie positive et le stockage longue durée. Serena Capital s’aligne parfaitement sur ces priorités, d’où son éligibilité aux co-financements publics.
À l’échelle mondiale, les États-Unis peaufinent l’AI Safety Act, tandis que la Corée du Sud s’interroge publiquement sur les risques d’une IA surpuissante ici. Cette émulation réglementaire nourrit une course aux brevets, mais aussi aux talents. Les ingénieurs français formés à l’ENS ou Polytechnique trouvent ainsi un terrain de jeu dimensionné. Beaucoup rejoignent des hubs régionaux comme Montpellier, dont l’écosystème AI gagne en notoriété ici.
Liste des programmes complémentaires 🚨
- 🇪🇺 Horizon Europe : 95 Mds€ d’ici 2027 pour la R&D durable.
- 🇫🇷 France 2030 : 30 Mds€ dont 8 dédiés à l’hydrogène vert.
- 🇬🇧 GreenTech Catalyst : 12 Mds£ injectés dans l’IA climatique.
- 🌎 ONU « IA for Climate Action » : coalition pilotée par António Guterres, évoquée ici.
Comparatif chiffré
| 🌐 Initiative | Budget total | Part dédiée à l’IA | Focus énergétique |
|---|---|---|---|
| InvestAI | 200 Mds€ | 60 % | Smart Grids⚡ |
| AI Safety Act (USA) | 67 Mds$ | 100 % | Indirect |
| GreenTech Catalyst (UK) | 12 Mds£ | 40 % | Storage🔋 |
| France 2030 | 30 Mds€ | 25 % | Hydrogène💧 |
Insight final : le déferlement de capitaux publics agit comme un effet de levier pour les fonds privés. Ceux qui, comme Serena Capital, savent jongler entre subventions et equity gagnent un avantage compétitif évident.
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Le rôle charnière des acteurs de l’énergie et de l’industrie
Ni investisseurs ni startups ne peuvent réussir seuls. Le pilier industriel demeure incontournable pour tester, déployer et scaler les innovations. C’est là qu’interviennent des partenaires comme EDF, Engie, Schneider Electric ou TotalEnergies. Leur implication prend plusieurs formes : POC, contrats commerciaux, voire co-investissements.
Par exemple, Schneider Electric propose un jumeau numérique d’usine qui tourne sur un modèle d’apprentissage auto-supervisé, permettant de réduire la consommation électrique de 18 %. Engie soutient quant à elle Voltaware, spin-off britannique spécialisée dans la désagrégation des données de compteurs intelligents. Grâce à l’IA, Voltaware distingue le frigo de la machine à laver et suggère à l’utilisateur un plan d’optimisation personnalisé.
Illustration concrète : Enedis et la gestion fine du réseau
Enedis expérimente un algorithme de vision par ordinateur pour anticiper la surcharge locale de ses transformateurs. Les premiers pilotes, menés à Nantes, ont permis de réduire de 30 % les interventions d’urgence sur le réseau. Cette réussite ouvre la voie à une extension nationale, financée en partie par le fonds Serena.
- ⚡ ROI direct : baisse de 12 % du coût de maintenance.
- 🌩️ Fiabilité accrue : moins de pannes lors des pics de chaleur.
- 📊 Data monétisable : création d’un service B2B d’alertes prédictives.
Tableau : matrice acteurs / contributions
| 🏢 Entreprise | Type d’appui | Exemple de projet | Origine des fonds |
|---|---|---|---|
| EDF | Bancs d’essai | Jumeaux numériques de centrales | InvestAI + Serena |
| Engie | Pilotes terrain | Microgrid urbain à Lyon | Fonds propres |
| Schneider Electric | Co-R&D | Capteurs bas carbone | France 2030 |
| TotalEnergies | Scale-up international | Analyse IA des champs solaires | GreenTech Catalyst |
Insight final : le triptyque « Capital + Industrie + Régulation » forme un cercle vertueux. Chaque maillon profite des retours d’expérience des autres, limitant ainsi le risque technologique tout en maximisant l’impact.

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Zoom sur les startups ciblées et leurs cas d’usage
Du côté des pépites, les analystes citent souvent Navya (navettes autonomes), Deepki (pilotage de la performance ESG), Qarnot Computing (chauffage numérique) et Voltaware. Ils répondent tous à un double impératif : optimiser l’usage de l’énergie et réduire l’empreinte carbone.
Navya teste depuis janvier 2025 une ligne de navettes autonomes à Helsinki. Grâce à un agent conversationnel embarqué, le véhicule régule sa vitesse en temps réel selon l’affluence piétonne. Serena Capital envisage un ticket de 7 M€ pour accélérer l’industrialisation. Deepki, déjà valorisée 1,2 Md€, développe un modèle LLM qui convertit automatiquement les audits énergétiques en plan d’actions, un gain de temps estimé à 40 % pour les foncières.
Liste des critères de sélection 🔍
- 📈 Traction commerciale démontrée (ARR > 2 M€)
- 🧑🔬 Brevet ou IP défendable
- 🌱 Impact carbone mesurable (-10 % minimum)
- 🤝 Partenariat industriel signé (EDF, Engie, etc.)
- 💡 Équipe fondatrice complémentaire
Tableau comparatif des pépites
| 🚀 Startup | Secteur | Financement visé | Impact CO₂ |
|---|---|---|---|
| Navya | Mobilité autonome | 7 M€ | -15 % |
| Deepki | PropTech ESG | 10 M€ | -12 % |
| Voltaware | Energy Analytics | 3 M€ | -8 % |
| Qarnot Computing | Chaleur numérique | 5 M€ | Recaptage 96 % |
Insight final : la plupart des dossiers étudiés par Serena affichent un horizon de sortie compris entre 4 et 6 ans, avec une préférence pour la revente stratégique plutôt que l’introduction en bourse.
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Tendances d’investissement, risques et pistes de veille
Les capitaux affluent, mais la prudence reste de mise. L’IA générative consomme toujours plus de GPU, donc d’électricité ; un paradoxe pour un fonds vert. Les analystes scrutent les solutions de refroidissement passif ou de calcul distribué, à l’image de Qarnot Computing. Côté marché, les valorisations ont grimpé de 35 % en un an, d’après Boursicoteur. Les retours sur investissement pourraient donc se tasser.
Des voix comme Daron Acemoglu alertent sur la concentration de la valeur créée par l’IA ici. En parallèle, les ONG craignent une montée du chômage technologique, sujet traité là. Les LPs exigent désormais un reporting extra-financier poussé, axé sur les emplois nets créés.
Checklist de veille stratégique ✅
- 🔭 Suivre les ETF IA européens répertoriés ici PromptFlow.
- 📚 Se former via les cursus en ligne listés ici.
- 🥽 Tester les prototypes open-source disponibles sur PromptFlow Labs.
- ⚖️ Vérifier l’alignement avec l’AI Act et les normes ISO 42001.
- 🗺️ Faire du benchmarking sectoriel entre EDF, Enedis, Engie et les distributeurs étrangers.
Tableau : opportunités vs risques
| ⚖️ Dimension | Opportunité | Risque | Mitigation |
|---|---|---|---|
| Marché | Croissance 9 % CAGR | Bulle spéculative 🫧 | Valorisations prudentes |
| Technologie | Edge AI basse conso | Pénurie GPU | Sourcing Europe |
| Régulation | Aides publiques 💶 | Conformité lourde | Audit legal upfront |
| RH | Attraction talents | Turnover élevé | ESOP incitatif |
Insight final : en diversifiant ses tickets et en exigeant un KPI climatique dès le day one, Serena espère conjuguer rentabilité et responsabilité. Le fonds se forge une image de catalyseur plutôt que de simple pourvoyeur de cash.

Pas le temps de tout lire ? Voici un résumé
| ✅ Point clé | Détail |
|---|---|
| Point clé #1 | Serena Capital lève 200 M€ pour l’IA et la transition énergétique, avec des tickets de 2 à 10 M€. |
| Point clé #2 | Le fonds bénéficie du soutien d’acteurs majeurs comme EDF, Engie, Schneider Electric, TotalEnergies et Enedis. |
| Point clé #3 | Des programmes publics (InvestAI, Horizon Europe) offrent un effet de levier massif. |
| Point clé #4 | Startups ciblées : Navya, Deepki, Voltaware, Qarnot Computing, toutes à fort impact carbone négatif. |
| Point clé #5 | Principaux risques : valorisations élevées, pénurie de GPU, encadrement réglementaire strict. |
Quelles sont les priorités sectorielles du fonds Serena ?
Mobilité propre, efficacité énergétique des bâtiments, gestion smart grid et décarbonation industrielle sont les axes principaux.
Comment une startup peut-elle candidater ?
Elle doit contacter l’équipe d’investissement via le site officiel https://www.serena.vc/ et fournir un deck démontrant traction, IP et impact CO₂.
Le fonds est-il ouvert aux investisseurs particuliers ?
Non, il s’adresse surtout aux institutionnels. Les particuliers peuvent se tourner vers les ETF IA verts listés sur PromptFlow.
Quel horizon de sortie est envisagé ?
Serena vise des exits entre 4 et 6 ans, via revente à des corporates énergie/IT ou IPO ciblée.
Source: www.lesechos.fr


